20.09.2006
Soviet Kitch
Quand j’écoute Regina Spektor, je cours avec mon cerf-volant dans les rues. Il flotte au-dessus des grands immeubles, au-dessus des arbres. Là-haut, il me regarde, respirant l’air frais, le dos chauffé par le soleil de septembre, son corps de toile en forme de sourire. Il me suit, fidèle compagnon, nous avançons comme des souris sur les touches d’un piano. Léger, il prend sur ses coutures le poids de mes humeurs, il ploie un peu et se redresse. Nous arrivons au bord de la ville, alors, le temps de me redire sa joie, il s’envole, coupant la corde qui nous relie. Comme une bulle de savon, il s’éloigne vers l’océan suspendu et disparaît par éclat, tandis que deux fossettes s'étendent sur mon visage.
20:20 Publié dans Symphonicides | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musique, regina spektor, begin to hope, enfance, us, fidelity