02.11.2006
The Madcap Laughs
La pluie violette comme l’encre de nos plumes, quand elle tombe, s’oxyde à nos yeux et nous rend sa beauté incolore.
Debout, la plante des pieds sur le radiateur brûlant, le front collé contre la vitre glacée.
Je suis un homme à la fenêtre.
La bise est un baiser froid, un couteau sans lame sectionnant les bras tièdes du soleil.
Lorsque ils s’écrasent, ils déversent un torrent de sang qui parfois éclabousse la pointe fade de mes chaussures. Il n’y a pas de pont pour traverser ces fleuves. On reste sur la grève à se regarder dans les flots.
Alors, un frisson de fièvre me caresse.
Les ailes fines des papillons fragiles s’agitent et étincellent. A leur contact, les corps de lune prennent feu et explosent paisiblement, dégageant ainsi de la chaleur effervescente, une floraison d’énergie souriante, c’est une chimie du transport, une création artificielle du sublime.
Le soleil sera mort un moment.
21:55 Publié dans Les Chantiers orientaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, Syd Barrett, long gone