05.11.2006

Behind Blue Eyes

Le ciel flambe.
Dilué, il s’éteint.

La bouteille d’encre vacille sur le bureau céleste.
Elle basculera à l’heure. Comme toujours.
Elle cogne sourdement contre le sol. Le bleu profond s’échappe lentement et commence à remplir l’espace.
Le ciel se noie, en silence.

Il se fracture en deux comme le rideau d’une scène pour laisser paraître ses étoiles.

Je pars et je reviens dans les innombrables morts du ciel.

Le ciel n’existe pas.
Et pourtant, il meurt d’une façon infinie.

Emmitouflés sur un banc rouge, ils regardaient le ciel sourire.
Attendri, il s’enfuit pour les laisser s’échanger un baiser.

Il faut être seul pour mourir avec le ciel.