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<title>Les nuits blanches - les_chantiers_orientaux</title>
<description>Un grain de beauté à côté d'un grain de folie sur une plage sans sable.</description>
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<lastBuildDate>Fri, 16 Oct 2009 19:43:52 +0200</lastBuildDate>
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<title>Les mouches (pop song)</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Les Chantiers orientaux</category>
<pubDate>Fri, 07 Nov 2008 00:11:00 +0100</pubDate>
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Les mots s'incarnent, &lt;br /&gt;feux-follets comme pachydermes,&lt;br /&gt;respirent le temps d'une lune&lt;br /&gt;et se figent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Nuh Build Great Man</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Les Chantiers orientaux</category>
<pubDate>Sat, 17 May 2008 22:00:00 +0200</pubDate>
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De mon balcon, j'aperçois la carcasse d'un animal mourant, immobile, affalé de tout son corps. Sa chair calcaire, recouverte de fourrure verte, parsemée dans sa longueur de grises cicatrices, souvenirs des griffes humaines. &lt;br /&gt;On dirait un vieux ver majestueux tout moisi.&lt;br /&gt;Parfois, il me semble que son corps fatigué gonfle ses entrailles d'un dernier souffle, s'apprêtant à se relever, pour faire trembler la terre encore une fois et finir son voyage. &lt;br /&gt;Et pourtant, depuis le temps que je la contemple cette montagne, rongée par la nature, elle devrait s'être enracinée pour de bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon balcon, j'aperçois la tombe d'une des premières occupantes de notre planète, ces reines qui vadrouillaient follement, fendant le ciel de leur sommet pour taquiner les étoiles, enfantant par leurs sillons ces frêles rivières, devenues d'impétueux fleuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une vue pareille, je devrais peut-être faire réévaluer mon appartement.
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<title>Flourescent Adolescent</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Les Chantiers orientaux</category>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 21:00:26 +0200</pubDate>
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La vie est un disque, mon cerveau une platine.
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<title>Golden Skans</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Les Chantiers orientaux</category>
<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 22:45:09 +0100</pubDate>
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Les lacets détachés&lt;br /&gt;Laissons les traîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continue de neiger sur nos corps &lt;br /&gt;Sous les lampadaires allongés.
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<title>Behind Blue Eyes</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Les Chantiers orientaux</category>
<pubDate>Sun, 05 Nov 2006 20:20:00 +0100</pubDate>
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Le ciel flambe. &lt;br /&gt;Dilué, il s’éteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bouteille d’encre vacille sur le bureau céleste. &lt;br /&gt;Elle basculera à l’heure. Comme toujours.&lt;br /&gt;Elle cogne sourdement contre le sol. Le bleu profond s’échappe lentement et commence à remplir l’espace. &lt;br /&gt;Le ciel se noie, en silence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il se fracture en deux comme le rideau d’une scène pour laisser paraître ses étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pars et je reviens dans les innombrables morts du ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel n’existe pas.&lt;br /&gt;Et pourtant, il meurt d’une façon infinie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emmitouflés sur un banc rouge, ils regardaient le ciel sourire.&lt;br /&gt;Attendri, il s’enfuit pour les laisser s’échanger un baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être seul pour mourir avec le ciel.
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<title>The Madcap Laughs</title>
<link>http://lesnuitsblanches.blogspirit.com/archive/2006/11/02/the-madcap-laughs.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Les Chantiers orientaux</category>
<pubDate>Thu, 02 Nov 2006 21:55:00 +0100</pubDate>
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La pluie violette comme l’encre de nos plumes, quand elle tombe, s’oxyde à nos yeux et nous rend sa beauté incolore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Debout, la plante des pieds sur le radiateur brûlant, le front collé contre la vitre glacée. &lt;br /&gt;Je suis un homme à la fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bise est un baiser froid, un couteau sans lame sectionnant les bras tièdes du soleil.&lt;br /&gt;Lorsque ils s’écrasent, ils déversent un torrent de sang qui parfois éclabousse la pointe fade de mes chaussures. Il n’y a pas de pont pour traverser ces fleuves. On reste sur la grève à se regarder dans les flots.&lt;br /&gt;Alors, un frisson de fièvre me caresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ailes fines des papillons fragiles s’agitent et étincellent. A leur contact, les corps de lune prennent feu et explosent paisiblement, dégageant ainsi de la chaleur effervescente, une floraison d’énergie souriante, c’est une chimie du transport, une création artificielle du sublime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil sera mort un moment.
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