18.11.2007

Vampire Weekend

Je vis maigrement de joies sans cause.

24.06.2007

Playground love

...
– Je voulais te dire,...
Peut-être tu me trouveras égoïste, ou ridicule, après tant d’années, mais je crois,...

Tu te souviens quand on était à l’école ensemble ?
Ca ne t’a certainement pas marquée, mais moi, les jours que j’ai passé avec toi, enfin proche de toi, de ton corps, de tes sourires, cueillant les fleurs de tes cheveux, respirant ta beauté et ta peau, dans ce petit espace de vie, dans cette même classe – cette enfance mourrante que je n’aurais jamais voulu quitté - à l’affût, le plus discrètement possible, des manifestations de ta grâce, ces jours,... ont été les plus importants de ma vie. Ils sont gravés dans mon coeur...
Je sais, ça fait très niais, mais c’est comme ça...
Tu sais, quand tu te réveilles, et que, quelque soit le temps, quelque soit la journée qui s’annonce, tu es heureux, tu brûles de joie à la seule pensée que, aujourd’hui,...j’allais te voir.
Tout est plus beau, peu importe les fureurs du monde, peu importe les détails du quotidien.
J’étais amoureux de toi...

Voilà ce que j’aurais voulu te dire, avec ces mots mille fois pensés, mille fois changés, mille fois muets,
jamais parfaits.
Je n’ai pas pu te le dire à l’époque, je n'ai pas pu aujourd’hui, ni demain.
Peut-être, ce manque de courage, ce non choix qui m’imposait – conclusion à laquelle je ne pouvais aboutir – était, est judicieux. C’est toujours le temps qui appelle nos actes bons ou mauvais, après, on s’arrange avec notre conscience.
Cela serait une maigre consolation.
Mais, je crois que je ne saurais jamais.
Il me restera toujours, flottant au-dessus de moi, un fantôme qui me hantera silencieusement.
Ton souvenir.
Ces moments que j'aurais aimé partager.
Et ces mots.
Ces mots qui n'existent pas.
Ces mots emprisonnés dans ma chair, qui ne sortiront probablement jamais, pas même avec mon dernier souffle.

18.05.2007

D.A.N.C.E

Je place le coude de mon avant-bras droit tendu
Dans le creux de ma main gauche
Je pointe l’index et je lève le pouce vers le ciel
Les trois autres doigts, orphelins, repliés dans la paume
L’œil gauche se ferme automatiquement, je vise
Le pouce claque sur le majeur
S’expulse de mes lèvres scellées un air détonant.

Un premier tr u dans le store de ma tête.

16.03.2007

Simply Beautiful

J’ai un quotidien rangé, maintenant, du moins j’essaie.
Le stylo à terre, j’arrache la peau autour de mes ongles et le sang coule, s’échappe, pour me vider, pour qu’il ne pourrisse pas à l’intérieur.
Mais parfois, il suffit de regarder par la fenêtre pour qu’il sèche et que j’écrive quelques mots en fuite.

16.02.2007

Cheer It On

Marcher sur la grande route, tout au milieu de la grande route, déserte comme les grandes plaines de la vie. Courir avant d’être avalé – écorché sur le bitume – par la réalité. Depuis quand la terre n’a-t-elle pas respiré sous les décombres de l’humanité, sous le goudron de notre cité ? Se faire saigner au mal, arracher cette peau morte, et hurler dans la rue sourde.
Se sentir vivant encore une fois, rien qu’un instant.

12.02.2007

Aux nomades de l'intérieur

Ces bras qui traînent derrière moi. Ils ne bougent plus.
Je devrais peut-être les jeter.
Comme ils sont nus, coupés au niveau des épaules, encore chaudes.

Le lit n’est pas fait.
C’est plus vivant une chambre pleine de plis.
Moins stérile, moins froid.

04.02.2007

Take Sword Pt. 1 (feat. Beretta 9)

Je suis bloqué, quelque part.
Sur la place du cœur une boussole folle m’égare.

Déjà, la gare soupire son dernier train.
Au village, le mécanisme de la grande horloge tourne à vide.
Et la rose se dépose sur le blanc de mes yeux.

21.01.2007

The Apple Tree

L’air est doux,
Pourtant, mon cœur reste sec et tranché.

01.11.2006

Smile

Je sifflotais sur mon vélo quelques notes cabossées qui s’en allaient mourir dans l’air doux d’un crépuscule d’automne.

21.10.2006

Peach, Plum, Pear

Et l’illusion d’amour survient loin du quotidien.

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