04.02.2007
Take Sword Pt. 1 (feat. Beretta 9)
Je suis bloqué, quelque part.
Sur la place du cœur une boussole folle m’égare.
Déjà, la gare soupire son dernier train.
Au village, le mécanisme de la grande horloge tourne à vide.
Et la rose se dépose sur le blanc de mes yeux.
18:00 Publié dans La main coupée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : The Rza Presents: Afro Samurai (The Soundtrack)
23.01.2007
Golden Skans
Les lacets détachés
Laissons les traîner.
Il continue de neiger sur nos corps
Sous les lampadaires allongés.
22:45 Publié dans Les Chantiers orientaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Klaxons
21.01.2007
The Apple Tree
L’air est doux,
Pourtant, mon cœur reste sec et tranché.
04:07 Publié dans La main coupée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Peter and the Wolf
01.12.2006
Edward Scissorhands
Je pars faire tomber la neige dans une petite ville.
00:20 Publié dans Le journal d'Edward Whymper | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : écriture, tim burton
29.11.2006
Easy Living
Assis dans une petite chambre.
Billie Holliday grésille, s’entourant de son orchestre comme d’une douce et chaude écharpe.
La pénombre s’écoule sur les murs.
J’ouvre la fenêtre, enfile une polaire, roule un joint et je fume une nuit de novembre sans neige.
Une parenthèse de vie.
***
La cime des arbres décharnés est collée sur une couche de brouillard, fumée froide, grisâtre d’une ville éteinte.
Pas de ruelle brasier. Jamais.
Au dessus, dans le lointain, le ciel s’étire.
Il reste une fin de nuages en coquillage.
En dessous, les lampadaires sont des boules de noël dans une triste forêt.
Des guirlandes de voitures d’un autre temps.
***
Le crépuscule est le champ de bataille figé où se battent la nature et la ville pour nous éclairer.
Une histoire de musée.
***
Le cul de joint presque mort finit par la fenêtre, il vrille, en parabole.
Le disque s’arrête entendant son silence.
Un désagréable cri de métal produit par une clé et une serrure.
Le déclique d’une porte qui se laisse ouvrir.
Un lourd trousseau qui s’abat en sourdine.
Le filtre bricolé a touché le fond, entre les herbes mouillées.
La nuit est là.
La parenthèse éclate,
Comme une bulle de savon.
20:45 Publié dans Le journal d'Edward Whymper | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écriture, billie holiday