04.03.2008

Why can't we be friends

Nos actes ont peut-être du sens, non pas en raison de la finalité de leur destination, mais en raison de l'investissement total - d'une intensité propre à chacun - en vue de leur réalisation.

28.01.2008

Crucial

Le corps chargé d'émotions,
au contact des souvenirs naissant, de l'amertume de ces instants

– hors de –

gaspillés, vécus, en retrait, à moitié.

L'esprit vide et trop heureux se prescrit sa dose mélancolique – on pleure comme les morts; sans larmes.
On plane à l'écoute des dernières heures enregistrées, qui se désagrègent à force d'être rembobinées.
Angoisse d'une relecture vierge.

L' impression que la main d'une vie possible s'est enfoncée par notre bouche jusqu'aux intestins, qu'elle nous a retourné de l'intérieur comme une vulgaire chaussette,
Nos organes exposés sans défense aux fureurs humaines,
nul refuge pour nous protéger, nul souterain pour y enfermer encore une fois notre coeur, nul labyrinthe pour le cacher.
Cette pierre rouge sang, caressant le monde, dénudant nos sentiments et souriant sous la pluie des flèches enflammées de nos bourreaux,
Pour nous transformer en ce papillon électrique et éphémère.

En se réveillant, ce n'est plus qu'un rêve mort-né.

18.11.2007

Vampire Weekend

Je vis maigrement de joies sans cause.

23.10.2007

track 04

« Je suis peut-être le seul homme au monde qui sache que ces personnes ont existé. Vingt fois, depuis cette époque, j'ai fait la même observation; vingt fois des sociétés se sont formées et dissoutes autour de moi. Cette impossibilité de durée et de longueur dans les liaisons humaines, cet oublie profond qui nous suit, cet invincible silence qui s'empare de notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement. Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah! Qu'elle ne nous soit pas trop chère! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers et que l'on voudrait tenir éternellement sur son coeur? »

Chateaubriand (Mémoire d'outre-tombe)

24.06.2007

Playground love

...
– Je voulais te dire,...
Peut-être tu me trouveras égoïste, ou ridicule, après tant d’années, mais je crois,...

Tu te souviens quand on était à l’école ensemble ?
Ca ne t’a certainement pas marquée, mais moi, les jours que j’ai passé avec toi, enfin proche de toi, de ton corps, de tes sourires, cueillant les fleurs de tes cheveux, respirant ta beauté et ta peau, dans ce petit espace de vie, dans cette même classe – cette enfance mourrante que je n’aurais jamais voulu quitté - à l’affût, le plus discrètement possible, des manifestations de ta grâce, ces jours,... ont été les plus importants de ma vie. Ils sont gravés dans mon coeur...
Je sais, ça fait très niais, mais c’est comme ça...
Tu sais, quand tu te réveilles, et que, quelque soit le temps, quelque soit la journée qui s’annonce, tu es heureux, tu brûles de joie à la seule pensée que, aujourd’hui,...j’allais te voir.
Tout est plus beau, peu importe les fureurs du monde, peu importe les détails du quotidien.
J’étais amoureux de toi...

Voilà ce que j’aurais voulu te dire, avec ces mots mille fois pensés, mille fois changés, mille fois muets,
jamais parfaits.
Je n’ai pas pu te le dire à l’époque, je n'ai pas pu aujourd’hui, ni demain.
Peut-être, ce manque de courage, ce non choix qui m’imposait – conclusion à laquelle je ne pouvais aboutir – était, est judicieux. C’est toujours le temps qui appelle nos actes bons ou mauvais, après, on s’arrange avec notre conscience.
Cela serait une maigre consolation.
Mais, je crois que je ne saurais jamais.
Il me restera toujours, flottant au-dessus de moi, un fantôme qui me hantera silencieusement.
Ton souvenir.
Ces moments que j'aurais aimé partager.
Et ces mots.
Ces mots qui n'existent pas.
Ces mots emprisonnés dans ma chair, qui ne sortiront probablement jamais, pas même avec mon dernier souffle.