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<title>Les nuits blanches - ce_que_mangent_les_cancrelats</title>
<description>Un grain de beauté à côté d'un grain de folie sur une plage sans sable.</description>
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<lastBuildDate>Fri, 16 Oct 2009 19:43:52 +0200</lastBuildDate>
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<title>I blame Coco</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 22:57:47 +0200</pubDate>
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&quot;Mon Dieu! Une pleine minute de béatitude! N'est-ce pas assez pour toute une vie d'homme?...&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dostoïevski (Les nuits blanches, trad. André Markowicz)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adaptation de José Lillo, jusqu'au 19 avril au &lt;a href=&quot;http://www.theatredecarouge-geneve.ch/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théâtre de Carouge&lt;/a&gt; à suivre sur &lt;a href=&quot;http://theatredecarouge.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le blog dudit Théâtre&lt;/a&gt;.
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<title>track 04</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 21:20:00 +0200</pubDate>
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« Je suis peut-être le seul homme au monde qui sache que ces personnes ont existé. Vingt fois, depuis cette époque, j'ai fait la même observation; vingt fois des sociétés se sont formées et dissoutes autour de moi. Cette impossibilité de durée et de longueur dans les liaisons humaines, cet oublie profond qui nous suit, cet invincible silence qui s'empare de notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement. Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah! Qu'elle ne nous soit pas trop chère! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers et que l'on voudrait tenir éternellement sur son coeur? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chateaubriand (Mémoire d'outre-tombe)
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<title>Yeah We Know You</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 14:15:00 +0100</pubDate>
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« Louise Amour entra dans le salon, précédée par son sourire. &lt;br /&gt;Il me sembla aussitôt qu’une lame de couteau délicatement s’enfonçait dans ma poitrine, détourait mon cœur, que deux mains gantées de blanc le saisissaient, le sortaient de sa cage d’os et le faisaient rouler – comme ces ballons en mousse colorée qu’on donne aux enfants en bas âge – aux pieds de la jeune femme sans qu’elle parût s’en émouvoir (à peine un battement de cils, et une lueur d’amusement dans ses yeux, vite réprimée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle fut assise sur le divan, son sourire qui ne l’avait pas quittée se déploya autour d’elle en cercles d’or concentriques, légèrement tremblants sur leur bord extérieur et diffusant dans tout le salon une atmosphère de spiritualité aimable dont elle était la source, l’inspiratrice et la souveraine. Je me sentis en la voyant plus pauvre qu’un orphelin. La douceur qui émanait d’elle, de sa chair, de ses vêtements, de ses manières, m’accablait et me comblait tout à la fois. Louise Amour était partout, sur le divan mais aussi dans mon crâne, assise sur les moelleux replis de mon cerveau où elle croisait et décroisait ses jambes. Il n’y avait plus personne au monde. Il n’y avait plus qu’elle seule. Le monde entier venait de s’effacer comme un mot mal orthographié au tableau, sous une éponge tenue par une institutrice aussi rayonnante qu’une déesse. A présent j’allais vraiment apprendre à lire et je commençais enfin à naître, contemplant, avide et terrifié, le visage et le corps d’une géante. Elle était le mal le plus grave qui puisse m’arriver, en même temps que le seul remède à ce mal. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bobin (Louise Amour)
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<title>Song of Four Seasons</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Sun, 26 Nov 2006 18:55:00 +0100</pubDate>
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« Avec mes dents&lt;br /&gt;J'ai pris la vie&lt;br /&gt;Sur le couteau de ma jeunesse.&lt;br /&gt;Avec mes lèvres aujourd'hui,&lt;br /&gt;Avec mes lèvres seulement...»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;René Char (Jeu muet)
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<title>Prenzlaurberg</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Mon, 13 Nov 2006 21:05:00 +0100</pubDate>
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« Depuis toujours je me sépare de ce que j’aime. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maulpoix (L'instinct de ciel)
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<title>Aarnivalse</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Sun, 29 Oct 2006 15:05:00 +0100</pubDate>
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« [...] Le droit élémentaire de toute personne vivant sur cette terre: disparaître sans rendre compte de sa disparition. Ecrire est une variante de ce droit, un peu bavarde sans doute, mais si pratique.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bobin (La folle allure)
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<title>Sir Duke</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Mon, 23 Oct 2006 19:20:00 +0200</pubDate>
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« Les hommes ont des maisons: mais ils sont des vérandas.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baricco (City)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette maison n’a pas de porte. &lt;br /&gt;On est soit dehors, soit dedans.&lt;br /&gt;Question de volonté et d’imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant quel va-et-viens
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<title>River Man</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Sun, 15 Oct 2006 20:00:00 +0200</pubDate>
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« Et puis nous étions un dimanche soir, et les dimanches soir laissent de drôles de souvenirs, comme de petites parenthèses de néant dans votre vie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Modiano (Accident nocturne)
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<title>I Killed My Best Friend</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Sat, 26 Aug 2006 13:00:00 +0200</pubDate>
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« Il faut imaginer ça. Un train lancé dans une course furieuse sur deux lames de fer, et dans ce train un petit coin d’immobilité magique minutieusement découpé par le compas d’une petite flamme. La vitesse du train et la fixité du livre éclairé. L’éternellement changeante multiformité du monde tout autour, et le microcosme pétrifié d’un œil qui lit. Comme un noyau de silence au cœur d’une détonation. Si l’histoire n’était pas vraie, si ce n’était pas la vraie histoire, on pourrait se dire : c’est juste une jolie métaphore exacte. Au sens où peut-être, toujours, et pour tout le monde, lire ce n’est jamais que fixer un point pour ne pas se laisser séduire, et détruire, par la fuite incontrôlable du monde. On ne lirait pas, rien, si ce n’était par peur. Ou pour renvoyer à plus tard la tentation d’un désir destructeur auquel, on le sait, on ne saura pas résister. On lit pour ne pas lever les yeux vers la fenêtre, voilà la vérité. Un livre ouvert c’est toujours la présence assurée d’un lâche – les yeux cloués sur ces lignes pour ne pas se laisser voler le regard par la brûlure du monde – les mots qui l’un après l’autre poussent le fracas du monde vers un sourd entonnoir par où il s’écoulera dans ces petites formes de verre qu’on appelle des livres – le moyen le plus raffiné de battre en retraite, voilà la vérité. Une obscénité. Et cependant : &lt;em&gt;la plus douce&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alessandro Baricco (Châteaux de la colère)
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<title>Death On The Stairs (new recording)</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (raskolnikov)</author>
<category>Ce que mangent les cancrelats</category>
<pubDate>Wed, 23 Aug 2006 11:00:00 +0200</pubDate>
<description>
« A UN AMI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami, vous me demandez si je pourrais retrouver quelques-uns de mes anciens vers, et vous vous inquiétez même d’apprendre comment j’ai été poète, longtemps avant de devenir un humble prosateur.&lt;br /&gt;Je vous envoie les trois âges du poète – il n’y a plus en moi qu’un prosateur obstiné. J’ai fait les premiers vers par enthousiasme de jeunesse, les seconds par amour, les derniers par désespoir. La Muse est entrée dans mon cœur comme une déesse aux paroles dorées ; elle s’en est échappée comme une pythie en jetant des cris de douleur. Seulement, ses derniers accents se sont adoucis à mesure qu’elle s’éloignait. Elle s’est détournée un instant, et j’ai revu comme en un mirage les traits adorés d’autrefois !&lt;br /&gt;La vie d’un poète est celle de tous. Il est inutile d’en définir toutes les phases. Et maintenant :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Rebâtissons, ami, ce château périssable&lt;br /&gt;Que le souffle du monde a jeté sur le sable.&lt;br /&gt;Replaçons le sopha sous les tableaux flamands...*&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nerval (Petits Châteaux de Bohème)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Vers d'Arsène Houssaye
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