06.04.2009
Soundkilla
Les mots sont durs,
bruts.
Un mot,
une balle,
un mort.
Qu'il se loge profondément, qu'il rate ou effleure,
il marque.
Rares sont les plaies cicatrisées.
C'est pourquoi, je visse toujours un silencieux devant mes lèvres,
Les mots se projettent cabossés, fatigués,
ils ricochent, édulcorés et amoindris,
filtrés presque étrangers à eux-mêmes,
mais je ne tue plus.
02:29 Publié dans La main coupée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alborosie
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