28.01.2008
Crucial
Le corps chargé d'émotions,
au contact des souvenirs naissant, de l'amertume de ces instants
– hors de –
gaspillés, vécus, en retrait, à moitié.
L'esprit vide et trop heureux se prescrit sa dose mélancolique – on pleure comme les morts; sans larmes.
On plane à l'écoute des dernières heures enregistrées, qui se désagrègent à force d'être rembobinées.
Angoisse d'une relecture vierge.
L' impression que la main d'une vie possible s'est enfoncée par notre bouche jusqu'aux intestins, qu'elle nous a retourné de l'intérieur comme une vulgaire chaussette,
Nos organes exposés sans défense aux fureurs humaines,
nul refuge pour nous protéger, nul souterain pour y enfermer encore une fois notre coeur, nul labyrinthe pour le cacher.
Cette pierre rouge sang, caressant le monde, dénudant nos sentiments et souriant sous la pluie des flèches enflammées de nos bourreaux,
Pour nous transformer en ce papillon électrique et éphémère.
En se réveillant, ce n'est plus qu'un rêve mort-né.
20:45 Publié dans Le journal d'Edward Whymper | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : K-Os
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