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24.06.2007
Playground love
...
– Je voulais te dire,...
Peut-être tu me trouveras égoïste, ou ridicule, après tant d’années, mais je crois,...
Tu te souviens quand on était à l’école ensemble ?
Ca ne t’a certainement pas marquée, mais moi, les jours que j’ai passé avec toi, enfin proche de toi, de ton corps, de tes sourires, cueillant les fleurs de tes cheveux, respirant ta beauté et ta peau, dans ce petit espace de vie, dans cette même classe – cette enfance mourrante que je n’aurais jamais voulu quitté - à l’affût, le plus discrètement possible, des manifestations de ta grâce, ces jours,... ont été les plus importants de ma vie. Ils sont gravés dans mon coeur...
Je sais, ça fait très niais, mais c’est comme ça...
Tu sais, quand tu te réveilles, et que, quelque soit le temps, quelque soit la journée qui s’annonce, tu es heureux, tu brûles de joie à la seule pensée que, aujourd’hui,...j’allais te voir.
Tout est plus beau, peu importe les fureurs du monde, peu importe les détails du quotidien.
J’étais amoureux de toi...
Voilà ce que j’aurais voulu te dire, avec ces mots mille fois pensés, mille fois changés, mille fois muets,
jamais parfaits.
Je n’ai pas pu te le dire à l’époque, je n'ai pas pu aujourd’hui, ni demain.
Peut-être, ce manque de courage, ce non choix qui m’imposait – conclusion à laquelle je ne pouvais aboutir – était, est judicieux. C’est toujours le temps qui appelle nos actes bons ou mauvais, après, on s’arrange avec notre conscience.
Cela serait une maigre consolation.
Mais, je crois que je ne saurais jamais.
Il me restera toujours, flottant au-dessus de moi, un fantôme qui me hantera silencieusement.
Ton souvenir.
Ces moments que j'aurais aimé partager.
Et ces mots.
Ces mots qui n'existent pas.
Ces mots emprisonnés dans ma chair, qui ne sortiront probablement jamais, pas même avec mon dernier souffle.
00:35 Publié dans La main coupée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Air, et tellement d'autres
17.06.2007
The Only 1
Il suffit de tirer le sachet de thé par mégarde hors de sa tasse pour inonder le monde de quelques gouttes,
Se réveiller.
Poser sa joue sur le bord tiède,
Engloutie dans l’alcôve du thé qui reçoit notre amertume silencieuse,
En fuite. La main réchauffée par la chair de porcelaine.
Quand il pleut.
C’est comme coucher sa tête sur le ventre d’une femme.
18:10 Publié dans Le journal d'Edward Whymper | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ready Made FC