01.05.2006
Sur la bande d'une cassette audio.
Un œil comme lune, la bouche entrouverte, deux points facétieux, faux cils, fossettes, portes d’entrée de notre aspirateur, le sourcil en virgule, l’autre en circonflexe, il n’y a plus qu’un fil qui retient, effiloché en ovale, cette aquarelle barbouillée.
Quel air dédale.
Une véritable étable à caractères cochons, de capitales en point final, une sacrée tranche de jambon.
Mi sel, mi poivre.
Les joues trouées, une pluie de crayons, mine quatre couleurs, vert, jaune, bleu et orange, au-dessus d’une cascade de prunes et de casquettes.
Un petit lac grenadine accueille ceux qui se perdent en chemin.
Il est poinçonné sur la peau d’un tambourin orné de cymbales par le ponton d’amarre d’une flotte de voiliers majestueux.
On retrouve sur le pont principal, un potager de souvenirs, de fresques et de vitraux, parsemés de petits trous irréguliers, où poussent des plantes aux parfums de grandes mers exotiques, aux tiges d’épiques batailles, aux yeux jaunis d’aventures.
Et parfois s’envole une feuille, racontant le pastel des coquillages, le chant des écueils et la chevelure des sirènes.
13:20 Publié dans Feuilles volantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
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